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Sur
le papier, Guitar Hero a tout du pauv' jeu pour Amstrad ou
Commodore 64, émulé sous PlayStation ou autre Wii. Quoi de plus
basique en effet que de jouer grossièrement une partition de guitare en
appuyant sur un maximum de 5 touches correspondant à autant de notes de musique
qui défilent à l'écran ?
Certes,
les 5 touches sont placées sur le manche d'une simili-guitare. Mais bon, il n'y
a quand même pas de quoi se relever la nuit. Enfin... En théorie seulement, car
dès qu'on a commencé à jouer à Guitar Hero, il y a franchement de quoi
se relever la nuit, au sens propre.
Quoi de plus excitant en effet que d'avoir l'impression de jouer de la guitare électrique sur des morceaux de rock qui déchirent ? Il ne vous manque plus que la petite casquette, les culottes courtes, le blazer d'écolier anglais et vous êtes Angus Young dégainant son riff sur Highway to Hell...
On
comprendra donc aisément que j'ai envisagé un moment d'acheter une console de
jeux pour profiter de Guitar Hero. Mais des considérations bassement
budgétaires m'ont rapidement dissuadé de passer le pas. Il suffit d'aligner les
chiffres :
la simili-guitare : 80 $
un jeu de la série Guitar Hero : 70 $
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GLING ! 450 $
Une solution alternative aurait consisté à me tourner vers la version PC de Guitar Hero. Mais cela n'enlevait guère que le prix de la console. Avais-je envie de sortir 150 $ pour me faire un petit plaisir. Je dis bien « petit » plaisir. Explication.
1
- Sur une seule version du jeu, le nombre de morceaux qui me font triper
s'avère particulièrement réduit. À peine trois ! Ça fait cher le riff !
2 - Et encore : pour pouvoir accéder à ce trio de pépites, il faut se coltiner une vingtaine de morceaux que je trouve proprement inintéressants et ce, juste pour cumuler les points et accéder aux niveaux supérieurs et aux morceaux tant convoités.
3 - Il se trouve que je suis sorti de l'adolescence depuis belle lurette et je n'ai donc plus 30 heures à perdre chaque semaine sur ma pseudo-gratte pour pouvoir finalement me défouler 3 minutes sur un air qui me fait planer.
Bref, j'avais fait assez rapidement une croix sur Guitar Hero et autre Rock Band.
Mais voilà que cette semaine, le Saint Graal m'est apparu. À des fins professionnelles (c'est là tout le sel de l'histoire), j'écumais le Web à la recherche d'un logiciel de carte heuristique qui devait être libre mais aussi portable (c'est à dire utilisable directement depuis une clé USB, sans installation préalable sur disque dur). Et voilà que je tombe par le plus grand des hasards (c'est là tout le poivre de l'histoire) sur un autre logiciel portable : FretsOnFire. Il s'agit d'un programme libre qui reproduit fidèlement l'interface de Guitar Hero.
Alors vous allez me dire : Warf Warf ! Un Guitar Hero du pauvre sur PC. Tu parles d'un coup. Ça doit être bien nase...
Eh bien, voyons cela en images.
Si vous trouvez ça encore trop rudimentaire, vous pouvez installer des "mod", autrement dit des environnements développés par des fans du programme. En voici deux exemples parmi une foultitude.
Vous pouvez même rajouter des arrière-plans animés en 3D.
- Frets on Fire est un logiciel gratuit (ça commence bien...)
- Il a été développé sous Linux puis adapté sous Windows. Il ne nécessite donc pas d'avoir un PC de compétition pour tourner correctement.
- Le programme peut parfaitement fonctionner à partir de votre clé USB. De fait, si vous voulez vous faire un délire à la dérobée, tout ce dont vous avez besoin, c'est un ordinateur et ladite clé USB. FretsOnFire est un logiciel dit portable : vous n'avez même pas à l'installer sur le disque dur de votre ordinateur ! Il ne faut donc que 5 secondes pour que votre pause déjeuner au travail se transforme en jam session endiablée.
- Comme de très nombreux logiciels libres, FretsOnFire dispose d'une vaste communauté de fans et de développeurs. Ce qui signifie que le Web regorge littéralement de morceaux de musique ad hoc. En fait, ils se comptent en... milliers !
- Pour de très nombreux morceaux, vous pouvez jouer la partition de différents instruments (guitare, guitare basse, batterie,...). Le tout avec différents niveaux de difficulté.
- Pas besoin de vous échiner des heures sur d'obscures « faces B » de Def Leppard ou Scorpions pour avoir le droit de se la péter grave sur The Police, AC-DC, Nirvana, Kiss, The Who ou autre Queen. Vous choisissez le morceau que vous voulez, quand vous le voulez, selon le niveau de difficulté que vous voulez (lorsque ces différents niveaux existent). FretsOnFire donne un nouveau sens au vocable « logiciel libre ».
- Vous pouvez brancher un accessoire guitare sur le port USB de votre ordinateur. Mais ce gadget n'est quand même pas donné.
- Pourquoi dépenser 80 $ quand vous avez déjà l'accessoire ultime sous la main : votre clavier ! Non seulement il ne vous coûtera pas un rond, mais en plus, il va vous donner un look encore plus culte.
Eh oui. C'est là le détail qui tue. Avec FretsOnFire, vous allez tenir votre clavier comme une guitare électrique (!). Avec le pouce (ou l'index) droit, vous activez la touche Enter (ou Shift droit, ou encore Retour arrière – c'est librement configurable). Et avec les doigts de la main gauche, vous pressez les touches F1 à F5.
Vous allez ressembler à l'image ci-contre, autrement dit à rien. Mais essayez une fois, juste pour voir. L'effet est garanti. Vous allez vous prendre au jeu – c'est le cas de le dire – et vous ne voudrez plus lâcher votre clavier. Le symbole de votre asservissement professionnel à l'informatique va se révéler votre meilleur ami.
FretsOnFire est LE jeu que j'aurais adoré avoir il y a un quart de siècle. J'aurais sérieusement déliré sur Ziggy Stardust de Bowie et Synchronicity II de The Police, mon clavier dans les mains.
Bon... En fait... Aujourd'hui, je délire sur Ziggy Stardust et Synchronicity II mon clavier dans les mains. Mais de façon beaucoup plus mature, plus retenue. Oh oui... Comme disait Philippe Khorsand dans Attention une femme peut en cacher une autre : « En fait, j'exulte, mais ça se voit pas.»
FretsOnFire, c'est rien moins que la résurrection de votre rock attitude. Celle que vous avez perdue il y a dix ou quinze ans. Allez, 10 minutes par jour, That's better than therapy.
Parlons technique :
Eh oui. Se taper un délire sur Thunderstruck, ça se mérite...
FretsOnFire est disponible pour Linux, Windows et Mac, mais je me limiterai ici à la version développée pour l'OS de Bill Gates.
Les dernières versions de FretsOnFire disponibles sont les v. 1.2.514 et v. 1.3xx. Malheureusement, elles ne fonctionnaient pas sur mes ordinateurs dès lors que j'essayais d'importer des morceaux de musique supplémentaires. Ce qui était hautement problématique. Renseignements pris sur les forums spécialisés, ces deux versions seraient effectivement porteuses de leur lot de bogues.
Mais il existe une solution : la version 1.2.451 qui fonctionne parfaitement. Elle peut être téléchargée ici.
Cela dit, si votre processeur et votre RAM ne sont pas faméliques, il est encore préférable d'utiliser une version alternative de FretsOnFire. Il s'agit de FretsOnFire X (FoFiX), issu d'une équipe de développeurs différente et qui intègre automatiquement plusieurs interfaces (notamment celles illustrées plus haut). FoFiX est encore plus impressionnant : il nous plonge véritablement dans un Guitar Hero ou un Rock Band.
Pour installer et jouer à FoFiX, suivez ce tutoriel.
Les codes source de FoF et de FoFiX diffèrent. Toutefois, les fichiers de chansons sont totalement compatibles sur les deux programmes.
Les forums spécialisés, via leur moteur de recherche, vont rapidement vous aiguiller vers les morceaux de vos groupes favoris. Alors, ne rêvez pas : pour l'intégrale des Beatles, il faudra repasser. Mais en cherchant bien, vous devriez dégoter des petites anthologies. Pour commencer, jetez donc un oeil ici, ou ici ou encore ici.
Chaque morceau tient dans un répertoire propre, qui doit être placé (de préférence) dans le répertoire /data/songs du programme. Lors du premier démarrage de votre FretsOnFire, il se peut que le programme vous demande de lui indiquer l'emplacement de ce répertoire songs.
Après ça, c'est à vous de jouer. Vous êtes prévenus : l'addiction vous guette.
Un simple mot dans une liste de langages disponibles lors de l’installation d’un système d’exploitation.
L’OS : Linux
Le langage : le farsi.
Quel intérêt de parler de la version perse d’un OS alternatif ? Les Iraniens ont bien le droit de s’amuser aussi avec des logiciels libres…
En fait, la République des Mollahs fait plus que s’amuser avec Linux. Depuis 2001, elle a décidé de faire de Linux LE système d’exploitation de la République islamique.
En Iran, la quasi-totalité des ordinateurs tournaient alors sous Windows. Toutes les versions installées étaient piratées, évidemment : l'Iran est sous embargo américain ; et de toute façon, le pays ne connaît pas le droit sur la propriété intellectuelle…
Pourquoi vouloir migrer massivement vers Linux dans ce cas ? La raison principale est évidente : Windows, comme tous les programmes Microsoft, a un code source fermé, mais dont les agences d’espionnage américaines connaissent les failles. Les dirigeants iraniens ne veulent pas laisser à l’ennemi une chance de fureter dans leurs affaires d’État.
Le régime des Mollahs fait ici une application rigoureuse de la maxime de Claude Shannon : « L’ennemi connaît le système ». Cette maxime découle elle-même des travaux du cryptologue français Auguste Kerckhoffs qui, en 1883, expliquait qu’un cryptosystème ne doit reposer que sur le secret de la clé ; le fonctionnement du système lui-même doit être présumé connu de l’ennemi. C’est le concept de sécurité par la transparence.
À l'opposé, on trouve la sécurité par l'obscurité, prêchée notamment par Microsoft, qui pense que si personne ne peut voir le code de Windows, cela rend plus difficile les actes pernicieux à son encontre. Mais lorsque les autorités d’un seul État ont accès au code source du programme le plus vendu au monde, le mot espionnage résonne d’un écho particulier.
Personnellement, je suis de ceux qui pensent que rendre public le code source d’un OS lui confère une plus grande sécurité. Les dirigeants iraniens aussi apparemment. Pour eux, Linux constitue un impératif de sécurité nationale depuis des années. L’article sur lequel je suis tombé récemment date de 2004. Pourquoi en parler aujourd’hui ? Parce qu’en février dernier, la République populaire de Cuba annonçait le lancement d’un programme national visant à installer, sur un maximum d’ordinateurs au pays, l’OS baptisé Nova, basé lui aussi sur Linux. Les raisons de cet engouement cubain pour l’OS libre sont exactement les mêmes qu’en Iran.
À cette différence près qu’à Cuba, Windows est actuellement installé sur 80 % des ordinateurs. Ce qui représente déjà un taux plutôt faible. Mais la vente d’ordinateurs au public sur l’île ne date que d’un an ! Autrement dit, dans quelques années, les Cubains équipés en informatique tourneront sous Linux dans une proportion de 90 %. Un taux inimaginable dans les pays capitalistes.
Des capitalistes qui continuent de manquer le bateau. Car pendant ce temps-là, La Presse nous apprend que, en vertu d’un contrat de 1,32 M$ (soit 1 800 licences), les commissions scolaires de Montréal devront toutes passer sous Microsoft Office 2007. Bien sûr, le contrat a été conclu sans appel d'offres préalable !
Quand on sait que 90 % des utilisateurs d’Office 2003 emploient 10 % de ses fonctionnalités, on reste interdit devant cette fuite en avant proprement ridicule. Quel intérêt de passer sous Office 2007 pour l’écrasante majorité des utilisateurs de bureautique qui se satisferaient TRÈS largement d’une suite comme l’excellent OpenOffice ? Surtout quand cette dernière affiche un prix de 0 $ par licence !
Comment expliquer que l’on préfère dépenser des millions de dollars en licences pour une suite logicielle qui va, en plus, nécessiter des millions de dollars en formation de personnel ? Car on ne passe pas de 2003 à 2007 comme on est passé de 2000 à 2003. En effet, Office 2007 repose sur une interface totalement différente qui va en perturber plus d’un. Les lois de résistance au changement vont jouer à plein dans les bureaux.
Non pas que l’interface d’Office 2007 soit mauvaise. Je la trouve personnellement très intéressante. Mais c’est parce que j’ai le temps et l’envie de l’explorer et d’en découvrir peu à peu les avantages. Ce n’est pas le cas de 90 % de mes congénères, pour qui un ordinateur reste un ordinateur. Instaurer Office 2007 dans de telles conditions sera un échec. Les utilisateurs lambda vont réclamer à corps et à cris qu’on leur rende leur Office 2003. Et d’ici là, c’est Office 201X qui sera dans le collimateur.
Cela dit, les commissions scolaires de Montréal ne sont pas les seules s’être foutues dedans. Le ministère français de l’éducation nationale est tombé encore plus bas puisqu'il a passé un accord avec Microsoft pour la fourniture gratuite d'Office 2007 à tous les enseignants. En termes marketing, on dit que Microsoft a réussi à mettre le pied dans la porte. Et ce faisant, le ministère français se comporte en administration de république bananière.
Le gros problème du système Microsoft, ce n’est même pas la qualité des produits. C’est bien plus l’agressivité de ses commerciaux, véritables vendeurs d’aspirateurs de nouvelle génération, formés à faire prendre des vessies pour des lanternes aux ménagères… pardon aux gestionnaires des grandes entreprises et autres institutions. Et ce, à n'importe quel prix.
Ce que cette modeste chronique tente de mettre en évidence, c’est le paradoxe qui se fait jour. Le monde libre (comprenez : le monde non communiste, non intégriste… Le monde capitaliste, quoi…) est tombé dans le piège du monopole d’État qui annihile la pensée de l’individu. Pendant ce temps-là, des pays totalitaires (et non des moindres) se tournent vers le logiciel libre.
Et là où le paradoxe devient véritablement sublime, c’est lorsque l’on s’aperçoit qu’en France, parmi les plus prompts à migrer vers Linux, on trouve la Gendarmerie nationale. Autrement dit, des militaires. Comme quoi la Grande Muette peut être une petite futée.
Avec Linux, les apparences sont décidément trompeuses.
Ah, juste comme ça, en passant : dans deux semaines, sort la version 9 d’Ubuntu, la distribution Linux complète la plus simple qui soit mais aussi l’une des plus efficaces. Ça vous intéresse de télécharger gratuitement votre OS, de le graver sur un CD et de le tester (sans rien installer – vive le LiveCD), voire de l’installer pour de bon sur votre bécane ? Essayez donc sur votre vieux PC, celui qui est bon pour la casse mais que vous gardez pour une raison qui vous dépasse. En fait, cette raison s’appelle Linux. Évidemment, votre distribution Ubuntu installe en même temps OpenOffice, Mozilla Firefox (LE navigateur Internet), Mozilla Thunderbird (client de messagerie), j’en passe et des meilleures.
Vous pensez que Linux :
-
c'est juste bon pour les fondus d'informatique,
-
c'est impossible à installer,
-
c'est la croix et la bannière pour configurer ses périphériques,
-
c'est pas pratique pour faire de la bureautique ou de l'Internet ?
Vous allez avoir des surprises…
À très bientôt donc, pour voir votre ordinosaure soudain sortir de l'âge de pierre.
Et pour pas un rond...
Désireux de monter une application professionnelle orientée communauté virtuelle, il me fallait donc impérativement me familiariser à titre personnel avec ces outils et concepts étranges portant des noms aussi poétiques que agrégateur de flux RSS, crowdsourcing, wiki et autres folksonomy. J'ai finalement sauté le pas et plongé dans le grand bain des nouvelles technologies de l'information.
J'ai ainsi découvert que, à l'image d'un Mounsieur Jourdain de l'ère numérique, je faisais déjà du web 2.0 sans le savoir. L'application que je développe actuellement répond en effet à la dénomination de mash-up.
Pour le reste, voilà belle lurette que j'ai recours au remarquable gestionnaire de favoris en ligne Del.icio.us (avec l'extension ad hoc pour Firefox, évidemment, parce que, avec Internet Explorer, ça revient à mettre un moteur de Porsche sur une De Dion-Bouton). Mais je n'utilise absolument pas son côté partage des favoris avec les internautes, fonctionnalité qui m'apparaît hautement superflue. Dans le même ordre d'idées, je reste totalement hermétique à Fuzz et autres Digg qui, au bout du compte, n'en viennent ni plus ni moins qu'à établir un hit-parade des liens Internet. Tout comme d'ailleurs Technorati qui propose en outre un moteur de recherche sur les blogs qui a la mauvaise habitude de ne jamais rien trouver de pertinent. Pendant ce temps-là, Google (et notamment son système Page Rank) fait tout ça bien mieux sans se limiter aux seuls blogs. Dans le genre inutile, j'ai aussi relevé Twitter, une sorte d'espace de mini-blogging afin de laisser savoir à sa communauté virtuelle ce que l'on est en train de faire en temps réel. Si vous avez moins de 15 ans, pourquoi pas ?
Mais si on veut bien faire abstraction de ces gadgets, on découvre que le Web 2.0 recèle d'autres applications proprement fascinantes.
C'est notamment le cas des gestionnaires d'espaces personnels et de communautés virtuelles. Un secteur qui n'est d'ailleurs pas épargné par l'évolution rapide des technologies. Ainsi, MySpace, précurseur créé en 2003, a beau compter 90 millions de membres, il est aujourd'hui totalement dépassé. Notamment par un produit qu'il ne vaut mieux pas mettre entre les mains d'un individu shooté au Web : la nouvelle plate-forme de blogue et de communauté virtuelle de Six Apart, j'ai nommé Vox.com : une vraie merveille de ressources, de convivialité et de flexibilité. Si vous devez commencer un blogue (et l'orienter communauté virtuelle) aujourd'hui, c'est là qu'il faut aller.
Dans le genre facteur de dépendance élevé, j'ai également découvert Netvibes, un agrégateur de flux RSS. Aha ! Kézaco ? En fait, il s'agit d'une page web (eh oui, c'est du Web 2.0) sur laquelle vous pouvez faire figurer un nombre quasi illimité de cases dans lesquelles apparaissent les nouveautés publiées sur n'importe quel site disposant d'un flux RSS. Vous savez, la petite icône orange, là, en dessous.Le navigateur Firefox (qui fait ressembler Internet Explorer 7 à un boulier chinois déglingué) intègre ces flux directement à son interface, mais lorsque vous en avez plus d'une dizaine à gérer, mieux vaut disposer d'une page web spécialement dédiée. Et là, Netvibes fait remarquablement le boulot. J'avais un temps essayé d'utiliser la page similaire de Yahoo, mais ça m'avait vite gavé. Netvibes est d'un autre acabit.
Et après cela, je me suis lancé sur FaceBook. Alors là, Watch out ! Highly addictive app ! Vous êtes prévenus. Avec ce machin absolument redoutable, vous créez une page sur laquelle figurent votre état-civil, votre background scolaire et universitaire, votre secteur professionnel,... et vous pouvez ainsi retracer d'éventuels camarades de promo ou de boulot qui auraient eu la même (bonne) idée de se créer un profil sur le site. Via une kyrielle de groupes, tout internaute peut rejoindre une assemblée de personnes qui partagent ses goûts,... Bref, vous créez et/ou développez votre communauté virtuelle et y restez connecté. FaceBook propose également des greffons (1) tels que iLike, Flickster et TVshows, grâce auxquels vous présentez à vos relations numériques vos musiques, films et séries TV préférés. Ma communauté est pour l'heure des plus restreintes, mais FaceBook m'a déjà sérieusement accroché.On l'aura compris, cet outil est fascinant. Et en tant que produit révolutionnaire, il s'attire bien évidemment les foudres d'une cohorte de braillards désinformés. Souvenez-vous, il y a 10 ans : Internet, le grand Satan. C'étaient déjà eux. Que nous hurlent aujourd'hui aux oreilles ces rabat-joie patentés, nostalgiques du télégraphe et consultants en sécurité à la petite semaine ?
« Attention ! FaceBook, Ah la la ! Pas bien ! Mauvais ! Belzébuth s'est déguisé en paquets de 0 et de 1 !
- Allons bon, expliquez-moi donc ça.
- Eh ben, lorsque vous insérez des détails concernant votre identité dans votre profil FaceBook, des internautes malintentionnés pourraient les relever pour usurper votre identité.
- Vous avez des exemples à nous donner des ravages de l'usurpation d'identité ?
- Euh, non. Mais c'est vachement grave...»
Voilà de jolies paroles bien insensées de la part de personnes bien incultes. Un peu comme si je hurlais à la cantonnade : « L'énigme du chat de Schrödinger est une arnaque ! » À moi, cons, deux mots.
1 - Tout d'abord, votre profil FaceBook n'apparaît qu'aux personnes que vous avez autorisées à intégrer votre communauté. Ensuite, vous pouvez librement déterminer quels détails de votre profil apparaîtra aux membres de ladite communauté (3 niveaux possibles : tout le monde, réseaux, amis). Quant à l'onglet privacy, il permet de gérer de façon très complète la confidentialité de ces données.
2 - Il y a 25 ans, Coluche nous parlait des « cons qui laveraient le linge à l'eau sale ». FaceBook nous fait découvrir les cons qui mettraient ouvertement en ligne :
- leur numéro de carte de crédit,
- leur code secret,
- leur adresse physique,
- l'endroit où ils cachent la clef de secours, dans le pot de fleurs, là, sur la fenêtre, à gauche de la porte d'entrée,
- les horaires durant lesquels ils sont absents de chez eux.
« Attention !!!
- Quoi ! Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ben attention.
- À quoi ?
- À rien.
- Ben, pourquoi tu me dis de faire attention ?
- Pour rien... Non, mais fais gaffe quand même...»
Ils voudraient qu'on soit intelligent et ils nous prennent pour des cons.
nous disait le même visionnaire Coluche.
Pendant ce temps là, ces conseilleurs-mais-pas-payeurs laissent en évidence le recto de leur carte de crédit sur les tables des cafés, ne cachent pas le clavier du terminal de paiement lorsqu'ils tapent leur code secret, balancent dans les poubelles publiques leur ticket carte bleue sitôt leurs emplettes achevées,... Mais rassurez-vous : s'ils sont victimes d'une fraude aux moyens de paiement, ce sera la faute à Internet, au cours du dollar australien et à la précession des équinoxes.
FaceBook est un outil étonnant et sûr, pourvu qu'on ait trois neurones. Si vous n'en avez que deux, là, effectivement, il y a un risque.
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(1) En français de France : plug-ins.
Kézaco ? Eh bien, à la place de la morne et immobile image de papier peint de votre bureau Windows, on peut en effet facilement installer une image animée voire interactive.
Et si on connaît les logiciels de création d'animations en Flash, on peut aisément réaliser ses propres animations pour bureau Windows. À mon modeste niveau, j'ai finalement trouvé une occasion de me lancer dans l'aventure, à l'occasion de l'imminente sortie de Grindhouse, le double film de Tarantino et Rodriguez.
Le résultat est relativement simple, mais en furetant un peu avec la souris on peut avoir accès à 3 différents papiers peints animés (qui peuvent aussi être fixes). Plus un accès au site internet officiel du film.
Pour un aperçu de ce papier peint animé :
- Basculez votre navigateur internet en pressant la touche F11;
- cliquez ici.
Pour installer cet animated desktop :
- Faire un clic droit ici (fichier grindhouse.html)
- Dans le menu qui apparaît, selectionnez Enregistrer la cible du lien sous....
- Dans la boîte de dialogue suivante, sélectionnez le dossier C:\Windows
- Faire un clic droit ici (fichier grindhouse.swf)
- Dans le menu qui apparaît, selectionnez Enregistrer la cible du lien sous....
- Dans la boîte de dialogue suivante, sélectionnez le dossier C:\Windows
- Cliquez sur le Bouton Démarrer
- Panneau de configuration
- Affichage
- Onglet Bureau
- Parcourir
- Dans la boîte de dialogue qui apparaît, sélectionnez Grindhouse (dans le dossier C:\Windows)
- OK
- Appliquer
- OK.
En effet, depuis quelques minutes, une page internet s'échine à apparaître sur votre moniteur. Elle vous annonce que votre ordinateur vient de contracter une floppée de virus, chevaux de Troie et autres infections numériques.
Pourtant, vous avez installé un anti-virus. Vous disposez d'un pare-feu. Et bizarrement, ces saletés n'étaient pas présentes sur votre bécane il y a encore un quart d'heure... Pour un peu, vous embrasseriez la foi junguienne de la synchronicité.Félicitations. Vous venez de vous faire contaminer par un espiogiciel (en français de France : un spyware).
À première vue, rien de bien grave. Il suffisait de fermer la fenêtre. Sauf que ladite fenêtre a réapparu presqu'aussitôt. Vous avez alors estimer qu'il suffisait de fermer l'application via la barre des tâches de Windows. Que nenni, la récurrente alerte refaisait surface illico. Alors, vous vous êtes dit que ça n'avait pas grande importance après tout et avez continué à vaquer à vos occupations informatiques. Sauf que ce furoncle rectangulaire persiste à se rouvrir toutes les vingt secondes, vous bouffe de la RAM et rend fastidieuse la moindre de vos activités. Mais plus grave encore, votre ordinateur est désormais ouvert aux quatre vents du Réseau et va envoyer une floppée d'informations personnelles vers les serveurs de personnes physiques ou morales pas forcément bien intentionnées.
Me souvenant du désarroi dans lequel m'avait plongé ma première infection du genre, et m'en étant débarrassé d'une autre avant-hier encore, j'ai pensé que certains trouveraient utile de connaître une méthode relativement simple pour retrouver leur quiétude numérique.
Rien de révolutionnaire ici. La technique de base se trouve sur plusieurs forums internet spécialisés. J'en ai simpement tiré une version vulgarisée, à l'usage de ceux qui n'ont pas choisi Javascript ou C++ en seconde langue au collège.
Pour vous débarrasser de votre spyware, la première solution qui vient à l'esprit est d'installer un anti-spyware et d'espérer que celui que vous aurez choisi va reconnaître votre intrus et l'éradiquer. Mais c'est loin d'être aussi simple. Pour ma part, ma première infection du genre a été l'oeuvre de la saleté SpySherif. J'ai dû installer successivement 8 (huit !) anti-spywares avant de parvenir à le déloger. Et le dernier installé, que je pensais pourtant balèze, ne m'a pas permis d'éviter une nouvelle contamination par espiogiciel. Sans compter qu'une bonne partie d'anti-spywares déclarés disponibles sur le Net sont en fait bourrés de spywares qui vont infecter votre bécane sitôt le logiciel installé et vous demander d'acheter le produit complet pour vous en débarrasser !!!
Si vous ne voulez pas vous coltiner l'installation-désinstallation d'une dizaine de programmes (sans aucune garantie de résutat d'ailleurs...), il faut vous tourner vers une solution un peu plus technique mais nettement plus efficace. Elle nécessite le recours à deux programmes (bien sûr gratuits et disponibles sur Internet) que l'on va récupérer (A) puis utiliser (B).
A- Récupération des programmes
Les deux logiciels sont SmitFraudFix et AVG Anti-Spyware.
1) SmitFraudFix
Ce graticiel va analyser votre système, repérer les espiogiciels présents, arrêter les processus en fonction puis nettoyer la bécane.
- Commencez par vous rendre sur cette page internet ;
- imprimez cette page ;
- téléchargez-y SmitFraudFix, et enregistrez-le de préférence sur votre bureau Windows.
2) AVG Anti-Spyware
Anciennement baptisé Ewido, ce logiciel va s'interposer entre le réseau et votre ordinateur pour éviter la pénétration de spywares et adwares (ainsi que de Chevaux de Troie non arrêtés par certains anti-virus). C'est à mon sens le meilleur gratuit (dans sa version de base) sur le marché.
Téléchargez-le ici, installez-le et, éventuellement, placez un raccourci sur le bureau.
B) Utilisation
1) SmitFraudFix
Suivez les instructions de la page internet mentionnée plus haut.
Remarque : pour redémarrer en mode sans échec, certains ordinateurs (dont le mien...) n'acceptent pas la touche F8. Dans ce cas, le plus simple est de suivre cette procédure :
- Menu Démarrer
- Exécuter
- dans la boîte de dialogue, tapez : msconfig
- cliquez OK
- dans la seconde boîte de dialogue, cliquez sur l'onglet BOOT.INI
- cochez la case SAFEBOOT
- cliquez sur Appliquer
- cliquez sur OK.
2) AVG Anti-Spyware
Une fois le nettoyage de SmitFraudFix terminé, lancez AVG Anti-Spyware et faites-lui faire une analyse complète (mémoire, disques durs et registre).
A la fin de l'analyse, le programme vous propose le cas échéant de neutraliser les spywares encore présents (généralement, il n'y en a plus après le passage de SmitFraudFix, mais bon,...).
Acceptez les options de neutralisation proposées par défaut.
Après le nettoyage d'AVG, redémarrez votre ordinateur en mode normal.
Remarque : Si vous avez utlisé la commande msconfig pour redémarrer en mode sans échec, il faut alors, pour revenir en mode normal, reprendre la procédure précédemment décrite. Mais cette fois, dans l'onglet BOOT.INI :
- décochez la case SAFEBOOT
- cliquez sur Appliquer
- cliquez sur OK.
Au redémarrage, si votre papier peint de bureau Windows a laissé la place à un écran monochrome, c'est signe que SmitFraudFix a bien fait son boulot. Il ne reste plus qu'à remettre votre papier peint en place via la procédure habituelle (clic-droit sur le bureau - Propriétés - Onglet Bureau).
Comme disent les Américains : Et voilà !
Précisons enfin que, pour éviter les futures infections, il est alors indiqué de lancer AVG Anti-Spyware et de le configurer en mode Bouclier résident. Votre version gratuite vous protège ainsi automatiquement (mises à jour comprises) durant un mois. À l'expiration de ce délai, le logiciel est encore opérationnel mais :
- les mises à jour doivent être faites manuellement ;
- le bouclier résident est désactivé, laissant alors la porte ouverte à d'éventuels spywares.
- acquérir la version complète payante du logiciel (pour un coût relativement raisonnable) ;
- conserver la version gratuite en la réutilisant manuellement pour les mises à jour et pour le nettoyage des futurs spywares.
Aujourd'hui, évoquons une des dernières créations au sein de cette communauté des "logiciels libres qui fonctionnent mieux que les logiciels propriétaires" : le client FTP baptisé FireFTP.
Les clients FTP, il en existe 13 à la douzaine. Des petits, des gros, des gratuits, des pas-si-gratuits-que-ça et des payants. Alors pourquoi donc signaler la création d'un nième produit sur ce secteur surreprésenté dans les colonnes de la presse spécialisée ?
Première raison : FireFTP est un intégré de Mozilla Firefox.
J'en entends penser très fort : « Je m'en balance, j'ai Internet Explorer ».
Soit. Il faut respecter toutes les croyances, même les plus irrationnelles. Après tout, quand Fleming a proposé la pénicilline, certains ont bien dû répliquer : « On s'en fiche, on a les cataplasmes à la farine de moutarde.»
Si vous n'en avez toujours pas marre de ce fardier de Cugnot numérique qui bouffe la RAM, qui rame, qui bugue, qui plante et qui ne sait rien faire, passez votre chemin.
Les autres, ceux qui vivent au XXIème siècle, pourraient se demander pourquoi je parle de FireFTP alors que je disais il y a peu tout le bien que je pensais de Performancing pour Firefox, lequel comprend un module FTP.
Tout d'abord, ledit module s'avère fort peu intuitif, ce qui ne laisse de surprendre quand on a pu constater l'aisance d'utilisation du reste du programme. Par ailleurs, l'élément FTP de Performancing ne concerne que les fichiers images, ce qui se révèle vite insuffisant pour un blogueur non débutant. Et j'en arrive ainsi à la :
2ème raison : FireFTP est d'une simplicité désarmante.
FireFTP s'active d'un clic depuis votre navigateur préféré, via le menu Outils ou, mieux, via une icône que vous pouvez placer dans votre barre personnelle. Il s'ouvre dans un onglet, comme une page internet. Un clic pour se connecter à son serveur, on se balade dans l'arborescence des dossiers, on transfère par glisser-déposer, les transferts de fichiers sont immédiats (pas de liste d'attente à activer). Impressionnant.
FireFTP est pour l'heure le plus simple, le plus léger (105 Ko !) et le plus efficace des clients FTP que j'ai eu à tester. Son intégration parfaite à Firefox en fait un outil indispensable pour tout blogueur invétéré, mais aussi pour 95 % des webmestres qui, comme chacun sait, n'utilisent que 5 % des capacités des usines à gaz FTP qui coûtent une fortune. Et oui, car (et je terminerai là-dessus) :
3ème raison : FireFTP est complètement gratuit.
Programme en version β (0.9) mais déjà disponible en français !
Si vous n'avez pas envie de vous retaper tout l'article pour trouver le lien en contexte, vous pouvez accéder directement à ce module en cliquant ICI.
Une fois Google Earth lancé, cliquez sur le bouton lecture (au bas de la fenêtre Places) pour commencer la visite. Pour la vue en plein écran : touche F11.
Performancing propose en effet une extension pour le navigateur Firefox qui permet de rédiger et publier sur son blog directement depuis ledit navigateur, sans se connecter au blogserver.
À essayer d'urgence.
À adopter dans les mêmes délais.

